Mooser Veronique

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  • Veronique Mooser
  • Auteur Bookelis depuis juin 2025
  • Nombre de publications : 1
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Biographie

Née en 1963, Véronique Mooser (née Pidoux) a toujours aimé lire, se promener dans la nature et sauver les autres. A l’âge de huit ans elle voit une photographie de Liz Taylor sortant d’un centre de désintoxication dans un journal. Elle dit alors à sa mère : « si j’étais près d’elle je sais que pourrai l’aider ». Cette affirmation ne la quittera jamais.
Très attirée par les mathématiques et lors du choix d’un métier, elle choisit de se lancer dans le travail en laboratoire. Elle veut aller en biologie, pour pouvoir ensuite travailler sur des vaccins (et sauver les autres), mais c’est en chimie qu’elle trouve une place et se forme. Elle fera ce métier avec passion pendant 25 ans, n’oubliant jamais de transmettre son plaisir de ce travail en laboratoire, en formant des jeunes et en étant experte aux examens finaux de ceux-ci.
A 23 ans elle épouse E. Mooser, homme de 11 ans son aîné, myopathe et ancien coureur motocycliste. C’est un battant, un combattant. Ils se connaissent à peine (6mois), mais décident d’essayer la vie à deux avec le challenge de la maladie au quotidien.
Vingt-cinq ans de vie commune vont apporter des joies immenses et des défis constants. C’est en 2000 que Véronique décide de se former à l’art-thérapie. Une amie lui en parle et la convainc à s’y intéresser. C’est un coup de foudre. Après quatre ans de cours, stages et de découverte de soi principalement, Véronique ouvre avec une collègue un atelier au bord du lac Léman. Elles travailleront ensemble douze ans avec des personnes en réinsertion sociale.
En 2011, Véronique perd son mari et apprend le veuvage. C’est une étape importante de sa vie. Elle se découvre seule et décide de ce que sera sa vie future. L’art-thérapie sera son chemin.
En décembre 2013, elle rencontre l’homme de sa deuxième vie, comme elle dit. Elle quitte son emploi dans la grande entreprise régionale et décide d’ouvrir son propre cabinet. Être indépendante est un vrai challenge pour elle. C’est un défi majeur, c’est sa nouvelle vie.
En 2015, Véronique découvre le kintsugi, cet art japonais de la réparation à l’or. Elle réalise alors que ses créations céramiques sont depuis toujours proche de cette technique, puisqu’elle recolle les morceaux de ses pièces cassées et dépose de l’or à la feuille sur les bords pour montrer la cassure.
Elle se forme à cet art avec D. Pike puis S. Tsukamoto, grand maître de thé et de kintsugi. Finalement elle peut aller au Japon où elle peut partager ses connaissances avec un maître et devenir spécialiste du kinstugi traditionnel.
C’est dans ce contexte qu’elle décide d’appeler son cabinet le kintsugi et de développer une manière thérapeutique de réparer un objet cassé.
Véronique propose différents ateliers autour du sujet de la cassure, de la mort, des deuils, des cicatrices.
Plusieurs de ses amies sont décédées du cancer, d’autres luttent. Pour Véronique, accompagner les femmes dans le chemin caillouteux de la vie est essentiel. Elle soutient autant les hommes que les femmes, mais ce sont plutôt des femmes qui frappent à sa porte.
Devenir samouraï de sa vie est son credo, fière de ses cicatrices prouvant la bravoure et le courage dans le combat.
Le kintsugi montre l’invisible et le silence de la blessure sublimée.

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