Nous passons une grande partie de notre existence à croire que nous habitons le monde.
Et si c'était l'inverse ?
Si nos peurs, nos croyances, nos désirs, nos certitudes et même nos blessures étaient autant de demeures dans lesquelles nous séjournons sans les voir.
Ce livre n'apporte ni méthode, ni doctrine, ni vérité à défendre.
Il propose un déplacement du regard.
Au fil de courts fragments et de développements qui les prolongent, il explore la conscience, le temps, la liberté, la souffrance, la joie, ou encore le miroir, non pour en donner une définition, mais pour laisser apparaître ce qui se révèle lorsque les évidences habituelles se desserrent.
Le vivant ne défend peut-être aucune conclusion.
Il poursuit son approfondissement.
Le conte L'Eau et le Sabre, qui prolonge le livre, déplace cette interrogation dans une autre langue : celle du geste, du choix et de la manière dont nous traversons le monde.
Et si nous n'étions pas les propriétaires du vivant, mais ses passagers ?