Benoît XVI écrivait que la crise actuelle de la foi est surtout une crise de l'espérance chrétienne (Spe salvi, n°17). Comment faire nôtre l'espérance des premiers chrétiens ? Comment goûter à la joie de l'espérance ? Comment retrouver une espérance vivante, nous la réapproprier intacte, mais de manière nouvelle ? Comprendre ce qui fait notre espérance, pour être à l'aise avec elle est une tâche à laquelle nous invitent les derniers papes. A la question d'un journaliste allemand : « Pourquoi la proclamation (celle de l'Église) fait elle peser un silence aussi frappant sur les thèmes eschatologiques ? » le pape Benoît XVI répondait : « Notre prédication, notre proclamation est effectivement orientée en bonne partie sur la seule création d'un monde meilleur, alors que le monde réellement meilleur n'est pratiquement plus mentionné. Nous devons sur ce point procéder à un examen de conscience...notre mission est aussi d'ouvrir cet horizon, de regarder vers ce qui vient à la fin.."